Provenance et étiquetage des poissons : la lutte contre la surpêche va de pair avec une meilleure information des consommateurs – ma question écrite à la Commission

Pas moins de 88 % des stocks de poissons européens sont actuellement surexploités ou voient leur capacité à se reconstituer menacée1, induisant dès lors un risque d’effondrement des stocks pour des espèces particulièrement menacées telles que le bar. Promotrice d’une consommation responsable, l’UFC-Que Choisir a mené l’enquête2 auprès de 1134 poissonneries de grandes surfaces3, s’agissant de trois poissons de consommation courante menacés par la surpêche (le cabillaud, la sole et le bar) avec un double objectif : vérifier le respect des mentions obligatoires sur les méthodes de pêche et les zones de capture ; analyser les résultats sur la durabilité des ressources exploitées, tant en termes de méthodes de pêche que de zones de captures. Le résultat est malheureusement tristement sans appel : la grande distribution n’a aucune politique d’approvisionnement durable pour les trois espèces étudiées.

Enquête UFC Que Choisir sur la pêche durable – Decembre 2018
https://www.quechoisir.org/action-ufc-que-choisir-enquete-sur-la-peche-durable-la-grande-distribution-reste-en-rade-n62022/

Suite à la publication de l’enquête de l’UFC Que Choisir sur la pêche durable, j’ai décidé de déposer une question écrite à la Commission :

Cette semaine l’association française de défense des consommateurs UFC-Que choisir publiait une étude alarmante sur les espèces communément trouvées dans les rayons des grandes surfaces : la sole, le bar et le cabillaud. 86% sont issues de la surpêche.

Pourtant, l’étiquetage disponible pour les consommateurs reste très vague : pas de mention de la zone de prélèvement précise, de l’existence d’un quota de prélèvement dans cette zone ou s’il s’agit d’une aire marine protégée. Les méthodes de pêche sont également rarement précisées alors que 62% du cabillaud est pêché au chalut ou à la senne, des techniques bien plus dommageables pour la biodiversité marine que la ligne, le filet ou l’hameçon. Il apparaît donc que le règlement UE 1379/2013 sur l’étiquetage des produits de la mer n’est pas respecté, empêchant les professionnels proposant des offres de pêche durable d’être mis en avant.

  • Que compte faire la Commission pour assurer la meilleure information possible des consommateurs sur les poissons ?
  • Que propose la Commission pour réparer la distorsion de concurrence dommageable pour les pêcheurs aux méthodes durables tels que les fileyeurs ?
  • La Commission envisage-t-elle de proposer la mise en place d’un indicateur explicite de la durabilité pour le poisson?
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