Rapport de Guillaume Balas sur la sécurité sociale européenne adopté : l’union des progressistes a empêché le détricotage des droits des travailleurs européens

Alors que la droite anti-sociale européenne espérait défaire un rapport d’une envergure majeure pour les droits des travailleurs européens, elle a été désavouée lors du vote de ce jour. L’union des progressistes européens a permis aujourd’hui d’obtenir une majorité favorable au rapport sur la sécurité sociale européenne de Guillaume Balas.

Pour rappel, ce dernier avait été adopté lors d’un premier vote en commission EMPL. Mais face aux avancées majeures qu’il portait, la droite dure avait choisi de contester le mandat de négociation donné à Guillaume Balas en appelant à un second vote.

Ce rapport constitue une opportunité importante pour faire avancer les droits des travailleurs européens et lutter contre la fraude et les abus dont ils sont victimes. Il portait notamment :

  • Le renforcement de la législation applicable aux travailleurs telles qu’une extension de la période d’affiliation au système de sécurité sociale, la mise en place d’une carte européenne de sécurité sociale ou encore la lutte contre les sociétés dites « boîtes aux lettres » en s’assurant que les travailleurs soient bien inscrits au système de sécurité sociale de l’État dans lequel ils exercent leur principale activité ;
  • L’extension de 3 à 6 mois des droits d’exportation des prestations de chômage pour une personne en recherche d’emploi dans un autre État membre que son État membre d’origine ;
  • L’amélioration des droits des travailleurs transfrontaliers en leur donnant le droit au libre choix d’affiliation au régime de sécurité sociale entre l’État membre de résidence ou d’activité.

Les négociations avec le Conseil vont désormais débuter. Fort de ce vote positif, Guillaume Balas appelle à ce qu’un accord soit trouvé d’ici février 2019.
La main invisible du marché intérieur est souvent à l’origine d’effets néfastes sur les européens en les plaçant dans des situations de concurrence exacerbée qui mine la cohésion sociale : assurer des droits sociaux à tous les européens n’est pas une variable d’ajustement aux situations économiques que connaissent les différents États membres, c’est au contraire une condition indispensable à la défense d’une Europe de progrès.

Avec le soutien apporté à la création de l’Établissement de l’Autorité européenne du travail, le Parlement européen prend clairement position pour défendre les droits des travailleurs européens. Guillaume Balas : « Aujourd’hui refuser le mandat de négociation revenait à enterrer le rapport et c’est donc enterrer les avancées majeures pour les droits des travailleurs européens. Je suis heureux que l’union des progressistes ait permis d’obtenir la majorité favorable à l’Europe sociale, à l’Europe de l’égalité. »
Aux côtés de l’ensemble des députés de la délégation Génération.s du Parlement européen, Guillaume Balas poursuivra son combat en faveur d’une Europe citoyenne, écologiste et sociale, porteuse d’égalité et de justice sociale.

Retrouvez l’intervention de Guillaume Balas précédant le vote
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