Le Parlement européen s’attaque à la réduction des émissions de CO2 des voitures

© Ed Gregory 2011

Les députés européens Génération•s Isabelle Thomas, Guillaume Balas et  Édouard Martin ont voté mercredi 3 octobre en faveur de la réduction des émissions de CO2 des véhicules fixée à 40% d’ici 2030. (rapport sur les normes de performance en matière d’émissions pour les voitures particulières et véhicules utilitaires légers neufs).

Il y a trois ans, le Dieselgate révélait la tromperie des constructeurs automobiles sur la réalité des émissions polluantes de leurs véhicules. Les découvertes sur ces fraudes à répétition se sont accumulées depuis[1].

Cela n’a pas empêché les leaders de l’automobile de mener un lobbying intense auprès des parlementaires européens et de la Commission pour entraver les objectifs de réductions des émissions des nouveaux véhicules. A l’instar de Carlos Tavares, patron de PSA, nombreux ont été les détracteurs de la transition écologique, arguant notamment de son coût social, un sujet qui mérite mieux que ce type d’instrumentalisation malhonnête et auquel le texte adopté apporte déjà des réponses en termes de financement d’une transition juste sur le plan social, soucieuse des travailleurs et des territoires. Soutenues par la droite et certains États plaçant encore l’urgence climatique au second plan, ces multinationales ont tout mis en œuvre pour entraver des accords progressistes.

Isabelle Thomas, Guillaume Balas et  Édouard Martin se réjouissent donc des avancées obtenues par rapport à la faible proposition de la Commission : objectif intermédiaire de réduction des émissions de CO2 de 20% en 2025, corrélé à un quota de 20% de mise sur le marché de véhicules  zéro et faibles émission et accompagné d’un malus pour les constructeurs qui n’atteindraient pas leurs objectifs ; fonds destinés à la reconversion des travailleurs ; prise en compte des émissions sur tout le cycle de vie des véhicules. La délégation de Génération·s au Parlement continuera à se battre pour la transition écologique !


[1] Cet été, la Commission alertait à nouveau sur les pratiques des industriels gonflant artificiellement leurs déclarations d’émissions polluantes dans le but de baisser leurs objectifs de réduction  à l’horizon 2030. 

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