Ensemble pour le climat


J’étais présent ce samedi 8 septembre à Paris, lors de la Marche pour le Climat. 

Quelques jours après la démission de Nicolas Hulot, ce rassemblement a revêtu une dimension particulière. Il est venu souligner l’écart considérable entre les attentes des citoyens et la politique menée par le gouvernement du Président Emmanuel Macron. Partout en France, et au-delà de nos frontières, la population s’est rassemblée pour demander aux exécutifs politiques en place, ainsi qu’à la Commission européenne, de changer d’orientation, de cesser de se conformer à la pression des lobbys et d’affirmer une véritable transition écologique. La prise de conscience face à l’urgence écologique est désormais établie et partagée par un grand nombre de nos concitoyens.

Comment en serait-il autrement ? 

Cet été, nous avons plus que jamais constaté les effets du changement climatique, peu importe où nous nous trouvions. Canicule sans précédent, incendies d’une ampleur historique en Suède, pluies torrentielles au Japon, record de sécheresse en Californie, … la planète suffoque et se noie…

Dans ce contexte et à juste raison, les citoyens sont de plus en plus nombreux à tirer la sonnette d’alarme. La prise de conscience grandit et avec elle des questions : pourquoi nos gouvernements ne prennent-ils pas de mesures radicales pour protéger la biodiversité ? Pourquoi n’affirment-ils pas de réelle transition écologique dans l’agriculture pour limiter son impact sur le climat et offrir un futur désirable à nos agriculteurs ? Pourquoi n’investissons-nous pas davantage dans un modèle énergétique durable et des modes de transports à faible émission de CO2 ? En somme, pourquoi nos gouvernements persistent-ils à nous laisser dans l’impasse ? 

Il est révoltant de constater comme Emmanuel Macron et la plupart des autres dirigeants prétendent répondre à l’urgence climatique quand, en réalité, ils continuent à prendre des décisions démontrant le contraire. Ces actions nient à la fois la demande des citoyens mais également les alertes incessantes des scientifiques qui s’alarment de l’inaction de nos dirigeants. La planète s’est déjà réchauffée d’1°C et si nous continuons ainsi nous dépasserons la trajectoire prévue par les Accords de Paris pour atteindre les +3°C de réchauffement dans « le meilleur des cas ». Les universitaires nous préviennent déjà que notre entêtement a entériné la perte des glaciers et des villes situées sur les littoraux pour les prochaines années. 

Face à cela, il est important que nous citoyens, nous rassemblions toujours plus nombreux dans une même voie écologiste, que nous poursuivions nos efforts pour mettre en place au plus vite et sans demi-mesure, une véritable transition écologique. Ensemble seulement nous pouvons constituer une alternative sociale et écologique forte. Nous devons donc continuer à nous réunir, comme nous l’avons fait samedi dernier, pour trouver des solutions ensembles. 

Les élections européennes de mai 2019 constitueront pour cela une échéance politique cruciale. Ne nous y trompons pas, l’échelle nationale est insuffisante. Pour relever le défi climatique c’est à l’échelle européenne et inter-régionale que nous devons agir et affirmer notre position au sein d’une Europe qui oscille toujours plus entre tentation libérale et nationaliste[1], oubliant l’essentiel.

Face aux forces redoutables qui sont à l’œuvre, l’heure est donc à la mobilisation citoyenne et à l’union des progressistes et écologistes européens pour modifier la trajectoire dramatique amorcée !


[1]Pour lire ma tribune sur l’état de l’Europe : http://www.liberation.fr/debats/2018/09/11/l-europe-se-meurt-mais-il-n-est-pas-trop-tard-pour-la-sauver_1677773


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