Aires marines protégées : un outil privilégié pour protéger nos océans

Au début de l’été, j’interpellais la Commission européenne (voir ici) afin que la création d’une aire marine protégée en Antarctique soit établie comme priorité des négociations lors du sommet UE-Chine qui s’est tenu mi-juillet. Vous trouverez ci-dessous la réponse de la Commission.

La création de cette aire marine a bien été évoquée et apparaît dans les conclusions du sommet sous l’objectif « améliorer la coopération pour une meilleure gouvernance des océans » ainsi que parmi les 5 objectifs du partenariat sur l’Océan entre l’Union européenne et la Chine publiés le 16 juillet dernier où nous pouvons retrouver « la conservation des ressources marines en Antarctique ».

Biensûr, rien n’est acquis. Mais les aires marines protégées ainsi que les mécanismes de protection de la biodiversité doivent être abordés en priorité lors des rencontres internationales. C’est ce que j’ai défendu en tant que co-rapporteur de la résolution du Parlement européen pour la prochaine conférence des parties sur la biodiversité et continuerai à défendre.

La récente réouverture par les Nations Unies des pourparlers pour un traité sur la haute mer le souligne, il est urgent de prioriser les discussions sur la biodiversité à l’échelle internationale et de mettre en place des outils communs pour préserver les écosystèmes. 

Pour permettre aux océans de se régénérer d’ici 2030, 30% des océans devraient être placés sous « aires marines protégées ». Un objectif encore loin d’être atteint. Il est donc indispensable de commencer par préserver l’Antarctique, sous forte pression climatique et qui pourrait constituer l’une des plus grandes aires marines protégées au monde. 

Notons pour rappel que la biodiversité constitue un pilier essentiel de la résilience des écosystèmes marins et de la régulation du réchauffement planétaire par les océans. Les préserver est donc bel et bien une priorité internationale.

Réponse écrite de la Commission européenne : 

La mise en place d’un système représentatif d’aires marines protégées (AMP) est une priorité pour l’Union européenne et la Commission pour la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR); tous les membres de la CCAMLR ont accepté cette priorité, y compris la Chine et la Russie. La Commission continuera à encourager les progrès sur cette question, y compris en ce qui concerne les AMP dans l’Antarctique de l’Est et la mer de Weddell, au niveau politique avec les membres qui émettent encore des réserves à ce sujet. La Commission s’est également déclarée disposée à mener des discussions techniques, pour autant que nos partenaires s’engagent à y participer dans un esprit constructif.

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