Lutte contre le harcèlement moral et sexuel : le Parlement européen envoie des signaux encourageants

Communiqué de presse de la délégation Génération.s au Parlement européen

Les députés européens Guillaume Balas, Édouard Martin et Isabelle Thomas se réjouissent de l’adoption par le Parlement européen du rapport sur les mesures pour prévenir et combattre le harcèlement moral et sexuel sur le lieu de travail, dans les espaces publics et dans la vie politique dans l’Union.

Alors que 55% des femmes ont été victimes de harcèlement sexuel en Europe, la protection des victimes et la prévention des comportements déviants doivent constituer une priorité.

Trop nombreuses sont les femmes qui préfèrent ne pas dénoncer des situations de harcèlement au travail afin d’éviter des sanctions, une mise en l’écart, voire un licenciement. Tant que des textes réglementaires et contraignants ne protégeront pas complètement les victimes, la peur l’emportera sur la probité.

D’autant plus que les nouvelles formes de harcèlement sur le lieu de travail se multiplient : la réalité du cyber harcèlement est un problème particulier pour les jeunes femmes en raison de l’utilisation accrue qu’elles font de ces médias. Aussi 20% des femmes âgées de 18 à 29 ans dans l’Union des 28 sont concernées par ce nouveau fléau.

Il est donc impératif que le signalement par une victime d’un cas de harcèlement puisse être appuyé par des mesures légales afin d’éviter son isolement, voire son licenciement. Au Royaume-Uni, plus de 4 femmes harcelées sur leur lieu de travail sur 5 ne le signalent pas à leur employeur, ce n’est pas acceptable.

Concernant la sphère politique, la légitimité des femmes y est constamment remise en cause. La sortie récente de Richard Ferrand, candidat LREM pour la présidence de l’Assemblée Nationale, – qui a déclaré au sujet de son adversaire Barbara Pompili « Excusez-moi de ne pas être une femme »- montre, qu’en la matière, il y a encore fort à faire.

Ces remarques sexistes participent à décourager les femmes de s’engager en politique ou d’y prendre des responsabilités.

Parmi les motifs de satisfaction suite au vote de ce midi, il faut saluer la présentation obligatoire de listes paritaires dans chaque Etat membre pour les élections européennes à venir, et l’obligation de formations au Parlement européen sur les questions de harcèlement sexuel et de sexisme, pour les députés et tous les personnels.

Désormais, nous en appelons à une proposition législative visant à lutter contre le harcèlement moral et sexuel des femmes sur leur lieu de travail, dans les espaces publics et dans le monde politique, voit le jour le plus rapidement possible afin d’harmoniser par le haut les règles de protection européennes.

Cette loi devra comprendre un financement public suffisant pour veiller à ce que les agents chargés de l’application de la loi, les juges et l’ensemble des fonctionnaires rencontrant des cas d’intimidation et de harcèlement sexuel soient formés pour comprendre la violence et le harcèlement sur le lieu de travail et partout ailleurs.

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