Réunions publiques de mai, la question au coeur des débats reste la réappropriation démocratique du projet européen

Val de Marne, Lille et Nancy : trois réunions publiques en mai pour discuter de questions européennes qui suscitent de plus en plus d’intérêt, trois nouvelles occasions de débattre d’une actualité qui suscite inquiétudes et espoirs en Europe, trois étapes aussi dans la construction d’un projet européen alternatif aux politiques libérales et aux replis nationalistes.

Les échanges ont surtout porté sur la question fondamentale de la réappropriation démocratique du projet européen. Interrogé sur le nécessaire changement des traités j’ai ainsi réaffirmé mon attachement à leur refonte profonde avec l’objectif absolu qu’ils soient les garants d’une reprise en main de leur destin par les Européens. Mais je suis revenu aussi sur le leurre que représente cette seule finalité. S’il faut lancer le processus au plus vite, le séquencer, y associer l’ensemble des peuples d’une manière concrète et transparente, il faut aussi avancer sur les sujets urgents qui nous concernent dès maintenant.

On ne peut pas attendre la fin du processus pour se saisir des enjeux majeurs que ce sont la question des migrants, de l’évasion fiscale, de la transition écologique.Et nous avons des instruments, le premier étant le budget européen. Réduit à la portion congrue, objet de marchandages entre les intérêts nationaux et avec en arrière plan des manoeuvres de clientélisme électoral, le budget européen présenté par la Commission n’est pas à la hauteur des enjeux mentionnés ci-avant. Il faut d’abord l’augmenter pour lui donner la force de frappe nécessaire. A la lecture de cette phrase j’entends déjà tout ceux qui vont faire retentir la petite musique du « ras le bol fiscal ». Mais pour les rassurer et en même temps enclencher un nouvel acte de la construction européenne, il y a d’autres solutions que d’augmenter les impôts des citoyens européens :la taxe sur les transactions financières, la fiscalité écologique pour lutter contre la pollution, et surtout la lutte acharnée contre l’évasion fiscale.En plus de fournir des fonds conséquents, ces différents mécanismes permettraient de s’attaquer à des pratiques néfastes et donneraient corps à un modèle européen ambitieux. Ces leviers sont déjà en discussion mais les débats piétinent faute de volontarisme dans le contexte d’une Europe libérale et de lobbys économiques qui ont tissé de discrètes mais solides relations avec certains acteurs publics.

Beaucoup d’interventions lors de ces rencontres m’ont alors interpellé sur la crédibilité d’un projet politique qui remettrait en cause le fonctionnement actuel de l’UE et ses errements.

Face à un tel combat, certains se réfugient sur le terrain national mais les questions resteront continentales voire mondiales qu’on le décide ou non, à l’image de celles des migrants ou du changement climatique. Il nous faut donc être offensif sur la scène européenne en cherchant des partenaires, des alliés pour bâtir une nouvelle majorité. C’est le sens du travail du « Printemps européen » et des passerelles que nous lançons avec d’autres mouvements européens résolus à proposer une autre voie à l’Europe.

 

Réunion publique à Lille :

 

Conférence-débat à Saint-Mandé : 

Réunion Publique à Nancy :

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