À quand un budget de l’Union à la hauteur ?

Le rapport sur le budget de l’Union ou cadre financier pluriannuel post-2020 a été présenté en session plénière à Strasbourg cette semaine.

J’ai voté en faveur de ce rapport, dont ma collègue Isabelle Thomas était co-rapporteure, et qui se voulait empreint d’un projet d’avenir pour l’Union. En effet, à travers le budget de l’Union et son financement après 2020 c’est la question du projet européen et de ce que nous voulons pour l’Europe qui est posé. Il n’est pas correct de la part des États de demander toujours plus à l’Europe tout en réduisant les moyens qui lui sont alloués en parallèle.

Ce rapport ambitieux se positionne en faveur d’un budget renforcé, assoupli et mieux financé, afin de donner à l’Union les moyens de faire face aux défis auxquels elle est confrontée, mais aussi les moyens de construire un projet à la hauteur des attentes des européens. Ce rapport défend l’importance de continuer à soutenir les piliers de l’Union, comme l’agriculture et la cohésion, tout en précisant leur nécessaire évolution pour atteindre les objectifs de développement durable et ceux de l’Accord de Paris sur le climat. Il soutient également le renforcement des programmes clés de l’Union que sont la recherche, Erasmus+, la lutte contre le chômage des jeunes et le soutien aux PME.

La somme des besoins énumérés ci-dessus correspond à une enveloppe budgétaire globale de 1,3% de la richesse globale de l’Union Européenne à 27.  Les nouvelles priorités de l’Europe doivent s’accompagner d’un budget à la hauteur. L’Union ne peut survivre avec un budget aujourd’hui limité à 1% du PIB européen.

Le rapport demande également une flexibilité budgétaire accrue pour faire face aux imprévus (comme cela a pu être le cas au moment de la crise migratoire), une simplification et une réorganisation du budget de l’Union selon ses priorités financières pour une meilleure lisibilité par les citoyens

Enfin, ce rapport propose l’alignement de la révision du cadre financier pluriannuel sur le mandat parlementaire avec une révision obligatoire à mi-parcours, afin de l’adapter aux priorités politiques de l’Union tout en respectant les besoins de visibilité à long-terme.

C’est un lourd travail qui a été effectué par mes collègues de la commission du Budget et il est à espérer que le Parlement soit entendu.

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