ErasmusDays : Rencontre au lycée de la mode Turquetil à Paris

J’ai eu le plaisir et l’honneur de rencontrer vendredi 13 octobre les élèves et les équipes de ce lycée professionnel implanté à l’Est de Paris près de la place de la Nation. Invité par le proviseur dynamique de cet établissement spécialisé dans les filières professionnelles de la mode et commercial, je suis venu célébrer avec eux les 30 ans du programme Erasmus et surtout son évolution récente « Erasmus + » qui les concerne directement. La reconfiguration en 2014 a permis en effet d’intégrer enfin les lycéens des filières technologiques, professionnelles et les apprentis dans la mobilité européenne (voir ci-dessous).

Le lycée Turquetil s’est fortement investi dans cette nouvelle orientation en proposant à des élèves des filières modes d’intégrer les programmes de coopération à l’échelle européenne. Un partenariat fructueux a ainsi été établi avec un lycée de Rome, donnant lieu notamment à un défilé dans les rues de la capitale italienne l’année dernière. Outre la présentation des activités de l’établissement, la visite au lycée a surtout été l’occasion d’échanger avec les élèves sur les avantages et limites du programme Erasmus +. Ils ont insisté particulièrement sur l’énorme atout qu’offre une telle opportunité pour découvrir son métier en apprenant de nouvelles techniques, de nouvelles manières de travailler propres à des savoir-faire élaborés dans d’autres pays européens. Ce partage des compétences est indispensable, outre les rencontres humaines, pour forger une excellence professionnelle et un lien fort entre des jeunes Européens qui échangent leurs pratiques.

Une réussite donc avec des pistes d’améliorations. Les équipes du lycée m’ont en effet alerté sur leur principale problématique : l’accès difficile aux entreprises européennes pour permettre aux élèves de découvrir les métiers auprès des professionnels. On reste encore dépendant du volontarisme des enseignants et des directions d’établissements qui se débrouillent pour faire les démarches directement. Pour sortir de cet écueil, les équipes m’ont proposé une excellente idée, celle de mettre à leur disposition un annuaire des entreprises pour au moins faciliter le contact avec elles et éviter de perdre beaucoup d’énergie à chercher ces contacts. Au niveau local, l’autre problème est d’offrir des infrastructures d’hébergement pour loger les jeunes Européens qui viennent en Erasmus et faciliter ainsi leur lien avec les établissements d’accueil dont peu disposent d’internats à Paris.

Je suis sorti de cette rencontre avec une très grande fierté devant ces jeunes femmes et hommes qui veulent s’investir dans leur métier, qui le conçoivent comme un échange, et qui incarnent une excellence française dans l’ouverture à l’autre. Erasmus doit poursuivre cette mutation en faveur d’une intégration au monde professionnel et rechercher toujours plus de mixité dans les profils d’étudiants. Côté élus et institutions européennes, nous devons veiller à consolider cette réussite par un budget ambitieux qui doit avoir pour objectif de permettre à chaque jeune européen de pouvoir bénéficier de cette mobilité.


30 ans d’Erasmus

L’Éducation est d’abord une compétence des États membres, mais, avec le traité de Maastricht, l’UE veut concrétiser le rapprochement des jeunes européens par le savoir et la culture. Cet objectif se concrétise par la création du programme Erasmus en 1987 puis Erasmus + en 2014 prenant en charge l’ensemble des mobilités et coopérations en matière éducative. Étudiants, lycéens, apprentis, enseignants peuvent ainsi bénéficier d’une aide financière dans le cadre d’une mobilité à des fins d’apprentissages.

 

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