CETA : le combat continue

Comme à chaque session, je reviens en vidéo sur un fait important qui a marqué l’actualité parlementaire européenne. Ce mois-ci, je reviens sur le vote du Parlement européen sur l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada.

« Mes chers concitoyennes, mes chers concitoyens,

Le vote sur l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada a eu lieu. Malheureusement et tristement, le Parlement européen dans sa majorité a cru bon de ratifier cet accord. J’en ai déjà parlé à plusieurs reprises, il s’agit d’un mauvais accord dans sa globalité. C’est un mauvais accord sur le plan de l’emploi car des études démontrent qu’il détruira des emplois en Europe et en France, autour de 40 000. C’est un mauvais accord sur le plan économique : rien ne prouve qu’il contribuera à créer de la croissance. C’est un mauvais accord sur le plan écologique : il va contribuer à accroître les émissions de CO2. Nous allons également importer des pétroles sales issus des sables bitumineux qui ne devraient pas être exploités si nous voulions suivre les instructions de la COP21 signée à Paris l’année dernière.
Bien qu’une majorité au Parlement ait cru bon de ratifier cet accord, la bataille n’est pas perdue car les parlements nationaux doivent maintenant le valider. Chaque pays de l’Union européen doit valider cet accord de libre-échange. Nous mènerons la bataille de ce point de vue. En France particulièrement, je soutiens Benoît Hamon pour la campagne présidentielle. Très tôt, il a dit qu’il ne voulait pas du CETA et qu’il ferait tout pour que cet accord soit suspendu s’il devait devenir Président de la République. C’est un point fondamental : d’autres candidats sont en faveur du CETA.
Derrière tout cela, la question est : quel commerce international voulons-nous ? Voulons-nous un commerce international sans règles où les multinationales font ce qu’elles veulent, où la démocratie est piétinée ? Ou bien voulons-nous des règles écologiques, sociales, démocratiques qui protègent les peuples, sans sombrer dans le protectionnisme absolu, mais sans penser non plus que le libre-échange est une voie pour nous, pour la France, pour l’Europe ?
Je vous invite à ce combat. Il faut continuer à se mobiliser. Une petite bataille a été perdue mais sûrement pas la guerre du CETA. Il faut se battre également car d’autres accords sont préfigurés comme celui avec le Mercosur et surtout l’accord TISA sur les services qui donnerait la possibilité à n’importe quelle entreprise de services d’investir dans un pays sans que celui-ci ne puisse intervenir.
Nous sommes donc là, toute la délégation socialiste française, mobilisés contre cet accord CETA et nous allons continuer le combat. « 

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