L’appel de députés progressistes pour une solution viable et solidaire à la situation macroéconomique grecque

Mardi 4 octobre dernier, le Commissaire européen Pierre Moscovici est venu s’exprimer en séance plénière du Parlement européen à Strasbourg au sujet de la situation macroéconomique de la Grèce.

Un grand nombre d’eurodéputés progressistes ont fait part de leur solidarité envers la Grèce en insistant sur la nécessité d’ouvrir les discussions sur un allégement de la dette ainsi que de mettre en place des réformes encourageant les investissements publics et privés, le développement social et écologique du pays. Le Commissaire Pierre Moscovici a quant à lui, souhaité un accord sur la dette d’ici la fin de l’année.

Alors que la Grèce a fait tous les efforts nécessaires pour répondre aux exigences des créanciers, il est désormais primordial que les institutions disent clairement qu’il y aura des avancées sur la question de l’allègement de la dette grecque et se mettent d’accord sur une feuille de route pour y parvenir dans les prochains mois.

Voici les déclarations de solidarité de mes collègues, proches du Progressive Caucus, à ce sujet :

Dimitrios Papadimoulis, Grèce (GUE/NGL) : « Le gouvernement Tsipras tente de ramener le pays à la croissance. […] Pour y parvenir, il ne faut pas que la Grèce soit la seule à respecter l’accord. Il faut que les institutions respectent également l’accord notamment en ce qui concerne l’allègement de la dette grecque. Celui-ci passe non seulement par la mise en œuvre de mesures à court terme mais également par des actions à moyen terme telles que convenues dans l’Eurogroupe du 24 mai dernier. »

Fabio De Masi, Allemagne (GUE/NGL) : « Le FMI affirme que la Grèce ne peut pas continuer à demander sans cesse de nouveaux prêts pour payer ses dettes et cette question a également été soulevée en Allemagne. La Troïka n’autorise pas la création d’une Banque de développement comme en Allemagne. La Grèce a donc besoin d’investissements publics. »

Ernest Urtasun, Espagne (Greens/EFA) : « Nous nous sommes engagés auprès de la Grèce qu’il y aurait une restructuration de la dette. Je sais que la Commission défend cette ligne et j’aimerais que le Conseil l’accepte. Ce sujet important ne peut pas être dépendant d’élections nationales. Je vous remercie. »

Isabelle Thomas, France (S&D) : « Nous devons renégocier et réduire la dette grecque. Nous devons également réformer les fonds d’investissement. »

Sergio Cofferati, Italie (S&D) : « Je crois que l’Union européenne a adopté une mauvaise attitude envers la Grèce et ses citoyens. Les Grecs ont démontré beaucoup de courage, dans l’une des périodes les plus difficiles de leur histoire moderne. Le gouvernement a répondu de manière responsable aux exigences de l’UE. Aujourd’hui, c’est l’UE qui se doit d’aider la Grèce. »

Emmanuel Maurel, France (S&D) : « Nous devons apporter notre soutien au peuple grec qui a souffert, pendant les dernières années, d’une forme de persécution sociale et économique. En tant que progressistes européens, le message principal que nous devons porter c’est : « il faut aider le peuple grec. »

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