Rouge, rose et vert : des eurodéputés s’unissent contre le CETA. [Nouvel Observateur]

Credits: Vasileios Katsardis

A la suite de l’évènement sur le CETA du Progressive Caucus le 6 septembre dernier, retrouvez cet article paru dans le Nouvel Observateur et également consultable au lien suivant:http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20160905.OBS7478/rouge-rose-et-vert-des-eurodeputes-s-unissent-contre-l-austerite-en-europe.html

Un petit groupe d’eurodéputés, dont Guillaume Balas (PS) et l’écologiste Eva Joly, s’apprêtent à officialiser le lancement d’une plateforme d’échange. Dans leur viseur notamment, le Ceta, accord commercial entre l’Europe et le Canada.

Voilà un an qu’ils se voyaient, « de manière informelle », disent-ils. Des députés européens s’apprêtent à officialiser, mardi 6 septembre à Bruxelles, le lancement du « Progressive caucus », un cadre d’échange et de discussions réunissant « ceux qui partagent la même volonté de lutter contre les politiques austéritaires en Europe ». Tous sont issus des rangs des Verts, du groupe socialiste (SD) ou de ceux de ceux du GUE, la gauche radicale européenne.

Derrière l’initiative, on retrouve entre autres les Français Guillaume Balas et Emmanuel Maurel, à l’aile gauche du PS, et l’écologiste Eva Joly. Selon le premier :

« Il s’agit de proposer une autre voix face à la situation difficile que connaissent la gauche et la social-démocratie, qui a beaucoup de mal à représenter une alternative crédible à la droite. »

Il précise qu’il est aussi question de « poser la question de comment créer une autre option que l’alliance des sociaux-démocrates et du PPE ».

« Un tournant inacceptable pour nos démocraties »

Tous entendent dans un premier temps se mobiliser contre le Ceta (Comprehensive Economic and Trade Agreement), un accord commercial entre l’Europe et le Canada qui doit être soumis au Parlement européen en 2017.

Pour eux, le Ceta n’est autre qu’un « Tafta déguisé », à l’heure où la France vient de porter un coup d’arrêt aux négociations autour de ce projet de traité de libre-échange avec les Etats-Unis. Eva Joly prévient : »La négociation de nouveaux accords commerciaux plaçant les entreprises multinationales au-dessus des choix des citoyens constituerait un tournant inacceptable pour nos démocraties. »

Difficile de dire combien d’eurodéputés entendent pour le moment se joindre au mouvement. « C’est très mouvant. Nous sommes entre 50 et 100 », assure de son côté Guillaume Balas.

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