Rencontre avec les élèves du collège de Pierrelaye – Val d’Oise

J’ai eu le grand plaisir de retrouver les élèves de Pierrelaye (Val d’Oise) rencontrés quelques mois auparavant près de Strasbourg dans un magnifique paysage alsacien lors d’un séjour pédagogique qu’ils menaient dans la région. Cette fois, c’est moi qui suis allé les voir dans leur établissement situé dans le Nord-Ouest de la région parisienne où plusieurs classes de 3e étaient réunies pour cette intervention.

La responsable du projet, leur professeure d’Histoire-Géographie, a fait d’abord intervenir les élèves pour me présenter puis expliquer le fonctionnement de l’UE à leurs camarades. Devant leurs regards forts interrogatifs ou sceptiques face à la «simplicité» du fonctionnement des institutions européennes, j’ai inauguré un nouveau format d’explication en utilisant une comparaison footballistique. Chaque pays est un club mais il est lié aux autres clubs de son pays par une fédération, comparaison permettant de mettre en relief le débat entre ceux qui souhaitent simplement une discussion d’un club à l’autre (intergouvernemental) et ceux qui souhaitent que la discussion se fasse au niveau de la fédération (fédéral). On verra si cette comparaison a été plus efficace que l’étude des superbes schémas institutionnels dont l’Histoire-Géographie a le secret…

La discussion s’est poursuivie avec beaucoup de questions notamment sur le rôle de l’UE face au terrorisme : j’ai rappelé le combat que nous menons pour le développement d’Europol et la nécessité d’une meilleure coopération dans le renseignement tout en expliquant aux élèves les limites actuelles de cette liaison qui engage une grande confiance dans le partage des informations. J’ai senti des élèves préoccupés face à la « lenteur » de la réaction sécuritaire mais cette question ne peut être réglée « radicalement », comme le demandait un élève, sans avoir aussi une véritable stratégie commune dans le monde et un outil fort de diplomatie et de défense. Nous avons aussi abordé beaucoup de thématiques (éducation, aide au développement, emploi, migrants) pour expliciter à chaque fois le rôle mal connu de l’UE et de ses politiques.

Enfin les élèves se sont aussi intéressés à mon parcours avec une interrogation récurrente sur l’accès à la fonction politique : pas de diplômes requis pour avoir un mandat du peuple ! Face à ceux qui étalent ou, de plus en plus, taisent leur accumulation de diplômes et d’écoles, il est toujours sain de rappeler que la politique n’est pas un métier mais un mandat, qu’elle n’est pas un concours mais le fruit d’une élection où chaque gouverné peut être un jour le gouvernant. Si cette belle phrase d’Aristote est en partie une fiction, l’exigence démocratique appelle à la concrétiser au niveau national et européen.

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