Rencontre avec les élèves du lycée Georges Sand à Domont (95)

Je suis intervenu vendredi 1er avril après-midi au lycée Georges Sand à l’invitation de deux enseignants d’Histoire-Géographie de filières générales et professionnelles devant un public nombreux de six classes de terminales (Vente, Commerce, Terminale Métier d’Art et ES). Cette intervention s’inscrit dans le travail mené par ces classes dans le cadre des programmes scolaires de terminale et des différents chapitres consacrés aux questions européennes (« L’ordre politique européen/Quel est l’impact de la construction européenne sur l’action publique ? » en TES et en Bac pro « L’idée d’Europe au XXe siècle/L’Union européenne et ses territoires »).

Les élèves, outre les interrogations sur ma fonction de député, m’ont posé beaucoup de questions sur l’actualité européenne et sur ses crises actuelles. Nous sommes d’abord revenus sur la crise économique et les règles européennes en interrogeant les limites posées par le Pacte de Stabilité. J’ai rappelé l’histoire d’une construction européenne qui s’est faite essentiellement par l’économie mais selon des principes de plus en plus rigides devenus des dogmes moraux.

L’Europe paye aussi ses erreurs et en premier lieu la croyance naïve d’une « fin de l’histoire » qui aurait permis à l’Europe, après la chute du communisme, d’être une « Suisse » menant une existence douce et prospère dans monde pacifié par le commerce et le libre-échange. La crise de 2008, maintenant les crises géopolitiques, percutent ce modèle et cette croyance, laissant l’UE sans voix face à la question des migrants qui suscite beaucoup de questions de la part des élèves. Je reste très perplexe face à la solution « allemande » de l’échange des réfugiés/migrants mais elle s’inscrit aussi dans un contexte d’affaiblissement général d’une communauté européenne qui n’est pas arrivée à se coordonner. J’ai plaidé une nouvelle fois pour un exercice de lucidité de notre part, nous les Européens, face à des questions migratoires qu’aucun mur ne réglera. Face à l’augmentation de la démographie de l’Afrique et d’une partie de l’Asie, c’est une véritable réflexion qu’il faut engager pour développer des politiques migratoires conséquentes loin de tout populisme ou de solutions de facilité. J’ai notamment dénoncé l’usage que fait l’extrême-droite de la confusion entre terrorisme et migration. Comme de nombreux parlementaires européens j’appelle à la mise en place de solutions concrètes et communes : développement d’Europole, création et déploiement d’un corps de gardes-frontières européens qui éviterait que la Grèce ne devienne un no man’s land entre l’UE et la Turquie.

Je remercie une nouvelle fois les enseignants, et surtout les élèves pour leur écoute et leurs questions sur une actualité qui peut faire le craindre le pire pour l’UE mais qui permet aussi de travailler pour la transformer ensemble.

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