Pesticides et autres produits toxiques : état d’alerte maximal

Il y a urgence à interdire les éléments toxiques présents dans notre quotidien (plastiques, pesticides, cosmétiques) qui réduisent la fertilité, provoquent un accroissement du nombre de cancers, multiplient les malformations infantiles et les maladies neuro-dégénératives, voire réduisent le quotient intellectuel de nos enfants.

Cela fait 6 ans que le Parlement Européen met en demeure la Commission Européenne d’agir sur ce sujet extrêmement sensible. En vain. Nous, élus du Groupe Socialiste et Démocrate de la Commission Environnement, avec plusieurs autres groupes politiques, avons interpelé le 2 février dernier le Commissaire Européen en charge de la santé et de la sécurité alimentaire pour que cesse cette inaction coupable.

De manœuvres dilatoires en études d’impacts dont personne n’a vu le résultat, la Commission Européenne a clairement fait prévaloir les intérêts industriels sur la protection de la santé des citoyens.

Au-delà du bras de fer institutionnel entre Parlement et Commission, c’est à présent la Cour Européenne de justice qui, dans son arrêt du 16 décembre dernier, condamne la Commission Européenne pour « avoir manqué à ses obligations » concernant la publication des critères scientifiques permettant une réglementation sur les perturbateurs endocriniens.

Au bénéfice de cette condamnation en justice, notre interpellation sera poursuivie tant qu’il le faudra pour qu’enfin se mette en place un cadre législatif protecteur contre les perturbateurs endocriniens et les pesticides.

Ces décisions ont trouvé un écho retentissant notamment suite à la diffusion de l’émission Cash Investigation, ou Elise Lucet, par son remarquable travail d’enquête, sensibilise le plus grand nombre à ce scandale de santé public.

La gauche européenne et les socialistes de la Commission Environnement s’engagent à lutter contre cette bombe à retardement en poursuivant le bras de fer avec la Commission. Dans le même temps, des propositions de lois vont être déposées à l’Assemblée Nationale afin de poursuivre notre action avec l’ensemble des leviers possibles.

La Commission entend-elle désormais œuvrer de toute urgence pour remédier à la carence dénoncée, comme le commande l’article 266 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ? Affaire à suivre…

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