La parole à… 3 lycéens « Il faudrait avoir d’autres cours pour nous donner les clés pour comprendre le monde »

Amandine, Hajar et Adrien, élèves de Terminale au lycée professionnel Galilée (Paris, 13ème arrdt) au Parlement européen lors de la session parlementaire de novembre à Strasbourg

Dans le cadre d’une visite organisée au Parlement européen le jeudi 26 novembre 2015 avec leur classe de terminale du lycée Galilée (Paris, 13ème), Amandine, Hajar et Adrien ont souhaité s’exprimer sur le fonctionnement de l’Europe.

« Il faudrait avoir d’autres cours ou des rencontres avec des personnes qui pourraient nous donner les clés pour comprendre le monde dans lequel on vit »

Que pensez-vous du Parlement européen ?

Adrien : Le Parlement européen est une institution complexe et les personnes qui y travaillent ont de lourdes responsabilités. Mr Balas nous disait qu’on finit par perdre un peu sa vie à la fin : on se lève le matin, quinze minutes après on est dans le train, et on ne rentre chez soi que vers 23 heures du soir. On finit par perdre le contact avec la réalité.

Amandine : C’est une institution utile où il y a beaucoup d’avis qui diffèrent. Par exemple, la diversité des Français doit être représentée par leurs députés. Mais c’est cette pluralité qui permet de créer des ententes qui satisfont la majorité.
Cette diversité, elle est positive mais c’est également difficile d’être tous d’accord et de créer une unité. D’ailleurs, il n’est pas toujours évident de savoir ce que tout le monde pense réellement.

Qu’attendez-vous de l’Union européenne ?

Hajar : L’Union européenne, pour moi c’est quelque chose de très éloigné. On devrait plus nous sensibiliser aux enjeux européens. C’est important, quelque part, on fait partie du peuple et, comme on dit, on vit en démocratie.

Adrien : C’est l’échelle où le peuple a la possibilité de s’exprimer et de présenter ses points de vue.

Hajar : D’ailleurs on devrait plus prendre en compte les opinions du peuple et les mettre en commun, pour les faire passer aux députés européens. Car certes, nous élisons nos députés et ceux qui travaillent dans le système politique mais ça ne devrait pas s’arrêter là.

Auriez-vous une revendication que vous souhaiteriez transmettre à Guillaume Balas ?

Hajar : D’abord c’est vrai qu’on est loin de la politique et de tout ce qui se passe ici, au Parlement européen. J’avais déjà entendu parler du Parlement mais je ne savais pas ce qui se passait à l’intérieur. La première fois qu’on nous en parle, c’est en terminale et c’est dommage.

Amandine : Oui, c’est vrai. On a 18 ans ; je pense qu’on devrait nous en parler bien avant. Là, on débarque et on sait pas trop quoi dire car on vient juste d’aborder le sujet en cours. Ce qu’il faudrait, c’est parler plus de politique à l’école. Par exemple, beaucoup se retrouvent maintenant en prothèse dentaire alors qu’ils auraient très bien pu faire autre chose s’ils avaient su ce que c’était que la politique.

Hajar : Je suis complètement d’accord avec toi. Pour rebondir là dessus : nous on est dans un lycée professionnel, on va bientôt rentrer dans la vie active et moi, je ne connaissais pas du tout tout ça. On vit dans une société, il faudrait quand même en connaître le fonctionnement !

Amandine : Il faudrait savoir où on en est économiquement, financièrement, dans le monde. C’est vrai qu’on apprend des trucs en Histoire-Géo mais faudrait avoir d’autres cours ou des rencontres avec des personnes qui pourraient nous donner les clés pour comprendre le monde dans lequel on vit.

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