Visite des usines Paprec : l’enjeu de l’économie circulaire

Sollicité par l’entreprise Paprec sur les problématiques de l’économie circulaire, j’ai souhaité échanger avec leurs responsables mais aussi visiter leurs installations en Ile-de-France pour mieux comprendre le travail de cette filière du recyclage et son inscription dans le territoire francilien.

Une ETI en Ile-de-France
Paprec avec près de 4000 employés s’est d’abord spécialisée dans le recyclage du papier avant de diversifier ses activités de recyclage (bois, plastique, déchets industriels). Elle connait une forte croissance et appartient à cette strate d’entreprise qui fait encore trop défaut à notre pays, les E.T.I, les Entreprises de Taille Intermédiaire qui regroupent moins de 5000 salariés et dont le chiffre d’affaire est inférieur à 1,5 milliard d’euros. Alors que les grands groupes voyaient leurs effectifs diminuer durant la crise, les ETI résistent bien et sont porteuses de dynamisme pour l’emploi et l’économie. Paprec illustre aussi la capacité de l’Etat stratège à prendre en compte cette réalité : en effet cette entreprise a bénéficié d’un soutien financier important grâce à la BPI, la Banque publique d’investissement, crée durant le mandat de François Hollande. Fondée pour aider notamment le financement d’entreprises valorisant les « secteurs stratégiques d’avenir », la BPI a ainsi investi 100 millions d’euros dans Paprec, un apport important qui a fortement consolidé la jeune entreprise.

Visite des installations
Notre rencontre a eu ainsi lieu sur deux sites, d’abord sur le site historique de l’entreprise à La Courneuve puis celui du Blanc-Mesnil en Seine Saint Denis pour découvrir différents aspects du travail du recyclage. « Poubelle jaune », destruction de documents confidentiels, déchets industriels, j’ai pu ainsi visiter des installations industrielles de hautes technologies à l’image de ces immenses trieuses optiques utilisées pour le recyclage du papier.

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Le recyclage et son avenir
Mais la majeure partie de ce déplacement fut consacrée à une discussion avec des responsables de l’entreprise sur la problématique du recyclage dans le cadre des débats français et européens sur l’économie circulaire. Les entrepreneurs rencontrés plaident en faveur d’une fiscalité incitative pour développer le recyclage des déchets, citant l’exemple de certains de nos voisins européens dont la TGAP (taxe sur les activités polluantes) est beaucoup plus élevée. La France prend ainsi du retard sur le taux de recyclage dont le coût reste plus élevé que l’envoi à la décharge. C’est un axe de réflexion important car en termes d’emploi et de lutte pour l’environnement, le recyclage est (avec la réduction des déchets) un enjeu important dans la constitution d’un nouveau modèle de développement. Cet impératif a été en partie pris en compte dans la dernière loi de transition écologique avec l’objectif de recyclage de 55% des déchets non dangereux en 2025, mais il faut faire suivre ces objectifs d’un cadre réglementaire qui les concrétise.
J’ai aussi pu faire le point sur l’échelon européen de cette problématique car beaucoup s’inquiètent, à raison, du flou de la Commission sur la question de l’économie circulaire. Mis au rebut par la nouvelle commission à son arrivée, elle revient dans l’actualité avec l’engagement du Vice-Président de la Commission, Franz Timmermans de reprendre ce dossier avant la fin 2015 sans plus de précisions. Membre suppléant de la commission Environnement je travaille avec d’autres députés pour concrétiser cet engagement sur un des dossiers essentiels pour une véritable transition écologique.

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