Parler et débattre avec les collégiens franciliens : une forte demande et une nécessité

Un enjeu majeur : faire découvrir et débattre des institutions européennes

Dans le cadre de mon mandat parlementaire je rencontre régulièrement des élèves venant des établissements d’Ile de France sur les deux sites du Parlement, à Bruxelles et à Strasbourg mais aussi en France en me déplaçant dans des collèges et lycées à l’invitation des équipes pédagogiques. Professeur d’Histoire-Géographie j’ai pu moi-même mesurer les difficultés d’enseigner des questions institutionnelles, françaises ou européennes : peu de place dans des programmes déjà très chargés (par exemple celui de 3e au collège), complexité des institutions elles-mêmes, et une manière de les présenter comme une construction abstraite et mécanique sans analyse ou débat sur leurs limites. Les visites de groupe scolaire au Parlement ou les rencontres dans les établissements sont donc à la fois, pour moi, une manière de faire vivre mon engagement européen et un moyen de rendre plus vivante l’initiation au fonctionnement de l’UE. Faire mieux comprendre les institutions pour mieux les utiliser, rappeler le poids qu’elles ont pour favoriser l’implication des citoyens voilà le but de ces rencontres. Je reste donc à disposition des établissements scolaires d’Ile de France pour organiser ces rencontres et ces visites au Parlement qui constituent des moments importants de mon mandat. Vous pouvez aussi directement contacter mon assistant local Pierre-Yvain ARNAUD (py.arnaud@guillaumebalas.eu) pour organiser ces différents types de rencontres.

Au plus près des institutions européennes :

Les visites à Bruxelles et Strasbourg Les élèves du collège Colette Besson (Paris 20e) B8bvpqdIIAAdbb4.jpg large 

Je reçois régulièrement des demandes venant de collèges ou de lycées dans le cadre de projets scolaires, demandes que j’essaye d’honorer selon les contraintes de mon agenda parlementaire. Nous pouvons accueillir des groupes, que j’accompagne avec mes collaborateurs, pour leur faire visiter les grands lieux du Parlement. Je peux soutenir ces projets de deux manières : en réservant un moment et un créneau auprès du Parlement pour cette visite de groupe, mais aussi soutenir financièrement, « parrainer » une partie des élèves pour prendre part aux frais de logement, repas et transport grâce à un budget dédié que le Parlement met à disposition de chaque député par le biais d’un quota de parrainages par semestre. Ces visites s’intègrent dans des projets comme celui mené par une professeure du collège Besson baptisé « Deux jours en Europe ». J’ai donc reçu la visite d’un premier groupe d’élève de 3e sur le site du Parlement à Bruxelles fin janvier. La rencontre était précédée pour les élèves d’une visite du Parlementarium où les élèves ont pu notamment simuler les débats politiques du Parlement européen. Il faut saluer les efforts de l’institution pour avoir développé des instruments pédagogiques adaptés aux scolaires et qui font la part belle à l’interactivité en mettant les élèves en situation pour leur faire comprendre les mécanismes complexes et les enjeux des politiques européens. Comme pour le deuxième groupe du collège Besson que j’ai reçu en février à Strasbourg (élèves de 5e et 4e), le deuxième temps est une discussion avec les élèves dans une salle du Parlement en préambule à une visite des lieux et en particulier de l’hémicycle où les élèves ont pu tester leurs capacités linguistiques et les traductions instantanés qui nous aident à suivre les débats. Ce temps de discussion est mis à profit pour expliquer mon rôle, mon engagement et les institutions, un travail facilité par les préparations pointues des enseignants. Les questions fusent ensuite :            « Quelles langues étrangères je parle ? », « Que peut faire l’UE face au terrorisme », « Quels pays veulent entrer dans l’Europe », « Comment avez-vous vécu les attentats contre Charlie Hebdo ? » et beaucoup d’autres qui démontrent à chaque fois la curiosité et l’envie de mieux connaitre une institution qui joue un rôle majeur dans notre vie à tous.

A la rencontre des élèves d’Ile de France : les visites dans les collèges et lycées

Le Collège Politzer à la Courneuve (93)

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J’ai aussi eu la   chance de rencontrer les élèves de 3e d’un collège de La Courneuve par le biais d’un projet mené par une équipe de professeurs, en particulier d’EPS, dont un des volets est un travail sur les institutions européennes. Contacté dès la rentrée nous avons pu organiser un débat avec les élèves, là aussi très bien préparés par leur enseignant d’Histoire-Géographie. Après une courte présentation de mon parcours et de mon rôle au Parlement j’ai pu entamer la discussion avec les élèves qui avaient préparé en classe des questions sur les institutions (« Quel pouvoir a l’UE ? ») mais aussi sur le sens même du projet européen (« L’UE est-elle arrivée à rapprocher les Européens ? », « Faut-il poursuivre l’élargissement ? », « Faut-il quitter l’UE comme le réclame certains ? »…) ou mon rôle de député y compris dans ses aspects pratiques (« Est-ce qu’on est obligé d’aller session ? », « Quel est le montant de mon indemnité ? »). Connaissant ma profession les élèves m’ont aussi interrogé sur mon métier de professeur. Cette rencontre s’est déroulée à la mi-janvier et nous avons ensuite ouvert la discussion sur les évènements récents et les attentats en France. Bon débat car cela nous a permis d’aborder le fond des questions et chez les uns et les autres désamorcer des préjugés. D’un côté beaucoup a été dit et écrit sur les « élèves de banlieues » après les attentats en mettant en exergue les cas problématiques, rares au regard de la population scolaire. Quand on sort des exercices de provocation de certains élèves (et qui ne se sont pas manifestés lors de cette visite), on a des élèves qui s’emportent contre l’horreur et l’injustice du sort réservé aux victimes des attentats. Nous avons aussi parlé des choses qui fâchent que ce soit sur Dieudonné et sa posture de « martyr » ou sur l’importation du conflit israélo-palestinien dans notre pays, conflit qui m’a toujours préoccupé, mais qui sert à certains à justifier l’injustifiable. Des élèves motivés qui s’interrogent sur l’avenir et des professeurs investis : à l’inverse des anathèmes sur la jeunesse jetés par certains nostalgiques d’époques révolues ou mythiques je salue la capacité de notre Ecole à mener ce dur travail de construction du citoyen. J’espère y participer en essayant de donner chair à une institution trop méconnue et en me déplaçant à travers notre région pour la présenter et en débattre.

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