« Pour réorienter l’Europe, le plan d’investissement doit se donner plus de moyens »

Crédits photo : European Council

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=1OGzJd9ukXM]

 

« Bonjour à toutes et à tous,

Cette session parlementaire à Strasbourg a été marquée par un sujet majeur pour l’Europe. Le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a présenté devant les eurodéputés les contours du plan d’investissement européen dit des 300 milliards.

Cela représente une première victoire arrachée par la gauche. En effet, depuis le déclenchement de la crise, la droite européenne n’a eu de cesse de prôner des positions dogmatiques. La généralisation des politiques d’austérité a éloigné toute perspective de reprise économique en Europe. Le plan Juncker est donc l’acte de contrition des conservateurs pour se faire pardonner leurs péchés.

Mais comme l’ensemble des députés de la délégation socialiste française, je partage le constat suivant :  le plan présenté par Jean-Claude Juncker ne suffit pas.

À première vue, l’enveloppe des 300 milliards annoncés peut sembler encourageante. Mais lorsque l’on y regarde de plus près, ce chiffre est une simple hypothèse de résultat. Jean-Claude Juncker mise en fait sur des effets de leviers, difficiles à anticiper, qui permettraient de démultiplier, comme par magie, 21 milliards d’investissements publics en 315 milliards d’investissements…

Dans ces 21 milliards d’investissement, on retrouve 16 milliards de garantie financière, issue du budget européen et 5 milliards injectés par l’Union européenne.

Mais pour être crédible, pour constituer une somme capable de relancer la machine de l’investissement et de l’emploi en Europe, nous socialistes pensons que ce plan n’est pas à la hauteur des enjeux. Ce n’est pas de 21 milliards dont nous avons besoin mais de 100 milliards d’argent public afin d’atteindre un total d’investissement public et privé de 800 millairds d’euros. Pour cela les Etats doivent directement contribuer au fonds et que ces contributions soient exclues du calcul du déficit.

C’est là la proposition que nous socialistes européens avons défendu et continuerons à défendre.

Je rappelle que si ce plan d’investissement existe, c’est grâce à notre action. Mais pour qu’il sonne comme un signal de réorientation, pour qu’il sorte l’Europe du cercle vicieux de l’austérité, il doit demain se donner plus de moyens. Comme le souligne l’ensemble des députés socialistes, nous devons sortir du contexte de chômage de masse, de déflation, de précarité à outrance qui peut conduire à la désintégration de l’Europe.

Nos propositions, sos solutions, nous en sommes convaincus, permettraient de sortir rapidement de la crise. »

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