Ma contribution aux Etats-Généraux du PS : Être socialiste, c’est d’abord être critique face au capitalisme

Dans le cadre des Etats Généraux du Parti Socialiste, j’ai souhaité déposer une contribution sur la question de la nécessaire bataille idéologique que nous, socialistes, devons reprendre face au capitalisme et à leur mantra le plus féroce, le « There Is No Alternative ».

Dans la limite des 2700 signes imposées, retrouvez-vous ci-dessous ma contribution, également disponible sur le site des Etats généraux.

EGPS

Etre socialiste, c’est d’abord être critique face au capitalisme

« Les sceptiques seront confondus »
Mommy de Xavier Dolan

Un grand mensonge hante les dirigeants socialistes européens : l’idéologie est devenue l’ennemi.

L’absurdité de cette posture ne tient pas tant en ce que l’idéologie est souhaitable en soi, mais qu’il n’existe jamais dans les faits ni de projet, ni d’exercice du pouvoir sans « idéologie ».

Ceux qui se réclament du « pragmatisme » et de la lutte contre l’ « idéologie » sont en réalité des pures idéologues, interprétant le monde selon des vues bien particulières, philosophiquement établies et historiquement datées. Croire que la marche du monde est régie par la mise en concurrence de tous contre tous et que la politique a comme objectif principal l’ « émancipation de l’individu » sans aucune référence à des processus collectifs, est le plus grand leurre de l’idéologie libérale. On a le droit d’y croire : ce qui est mensonger c’est d’en faire une vérité et de moquer les autres interprétations du monde, cantonnées à n’être que des rêveries  «  idéologiques », voire « passéistes ».

Comment ce discours peut-il non seulement garder de sa crédibilité mais même être dominant alors que toutes les preuves de son échec économique, social et écologique s’accumulent ?

Tout simplement parce que nous, socialistes, ne proposons plus une autre vision de ce que doit être l’humanité et avons abandonné le terrain de la bataille idéologique au profit des sceptiques et de leur mantra le plus féroce : le « There is No Alternative ».

Les socialistes doivent reprendre le chemin de la conquête idéologique. Et pour cela, nous devons nous appuyer sur une valeur fondamentale, combattue par nos adversaires, extrémistes ou libéraux : l’égalité. Nous croyons fermement que chaque être humain est l’égal de l’autre et que toute vie en commun n’est possible que si ce principe est d’abord premier. Nous voulons tout autant l’ « émancipation individuelle » que les  libéraux mais nous savons qu’elle n’existe jamais sans l’émancipation collective. En cela, nous, socialistes, nous sommes les individualistes les plus conséquents.

Ainsi, le combat idéologique est premier en politique. Cela veut dire, particulièrement quand on est au pouvoir, que ce que l’on fait ou dit signifie le monde que l’on veut. C’est pour l’instant un des  grands échecs du gouvernement depuis 2012. Le Parti, ses militants, doivent en priorité se saisir de cette grave question et trouver les réponses en imposant une réorientation pratique et stratégique de notre politique gouvernementale.

A un Congrès, qui a rarement été aussi nécessaire, d’y répondre.

Guillaume BALAS

Pour télécharger la contribution (pdf) : ContributionEG

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