Vote de confiance : pourquoi je me serais abstenu

Hémicycle de l'Assemblée Nationale vu de haut
Hémicycle de l'Assemblée Nationale vu de haut

Hémicycle de l’Assemblée Nationale vu de haut

L’Assemblée Nationale était appelée la semaine dernière à se prononcer une seconde fois en moins de cinq mois sur un vote de confiance.

A l’issue des votes, Manuel Valls obtient la confiance par 269 voix contre 244 mais il n’atteint pas le seuil symbolique de la majorité absolue de tous les députés, fixé à 289 voix dans cette Assemblée Nationale qui compte 577 députés. C’est la première fois, depuis 1962 qu’un gouvernement n’obtient pas la confiance de la majorité absolue de tous les députés.

Les raisons de ce rétrécissement ? Dans les rangs socialistes, 32 députés ont fait le choix de s’abstenir, tout comme 17 des 18 députés écologistes, soit trois fois plus que lors du précédent vote de confiance.

Comme ces « frondeurs » abstentionnistes, je n’aurais pas pu accorder ma confiance au gouvernement.

Cette décision est motivée par un constat simple : je suis en désaccord avec les orientations économiques de l’exécutif. Pire, en étant trop centrée sur l’offre, en ne soutenant pas suffisamment le pouvoir d’achat des classes populaires et moyennes, en baissant fortement les moyens des collectivités locales et de manière générale, l’investissement public, je considère que cette politique n’est pas en mesure de résoudre les difficultés du pays.

Un premier vote pour le dire s’est exprimé en avril dernier : il avait alors rassemblé 11 députés socialistes abstentionnistes. Ce second vote, qui a fait suite au remaniement express du gouvernement après le départ des ministres Hamon, Filipetti et Montebourg, confirme l’expression d’une exigence de réorientation. Nous sommes tous les jours plus nombreux à le dire et savons que ces idées trouvent un réel écho parmi nos sympathisants et bien au-delà. La dynamique militante autour des rassemblements Un Monde d’Avance et Vive La Gauche de la Rochelle l’ont montré.

Je suis convaincu que la gauche se doit d’être continuellement rappelée à sa mission de transformation, avec la justice et l’égalité comme boussoles. En cela, la seule politique de l’offre ne peut constituer une solution pérenne — surtout si elle reste non-ciblée — pour redresser notre pays sans une politique de la demande intelligente. Au-delà de l’urgence, nous devons être en mesure, dans un soucis de rassemblement constant avec l’ensemble des forces de la gauche, de porter un nouveau modèle de développement économique, écologique, social et démocratique pour notre pays. En tant qu’élu du peuple, il est de notre responsabilité de rappeler l’exécutif à ses engagements. C’est le sens de la démarche qui a été entreprise depuis plusieurs mois avec le collectif Vive La Gauche, c’est le sens de l’abstention qui a été celle de 32 socialistes le 16 septembre dernier.

De nouveaux rendez-vous, à commencer par l’université de rentrée d’Un Monde d’Avance les 3-4-5 octobre prochains à Vieux-Boucau, nous permettront ces prochaines semaines de porter un peu plus nos propositions. Je vous invite à y participer nombreuses et nombreux. Pour cela :

En attendant, je vous invite à parcourir l’explication de vote du collectif « Vive La Gauche » : vivelagauche.fr

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1 Comments

  1. Jean-Paul GUINET 24/09/2014 at 18:31

    Bonjour
    Bien sûr, s’abstenir. Et pourquoi ne pas voter CONTRE?
    Contre ce Gouvernement et sa politique qui nous étouffe dans l’austérité!

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