Pourquoi je suis candidat pour représenter la Commission Environnement dans le groupe de travail sur le TTIP

Vote MEP European Parliament

J’ai porté ma candidature pour représenter la Commission Environnement du Parlement européen dans le groupe de travail relatif au TTIP. J’explique les raisons qui ont motivé ma candidature ci-dessous : 

Sur les batailles qui vont s’ouvrir autour du TTIP, la vigilance doit être permanente pour les socialistes. Et je suis convaincu que la commission Environnement dont je fais partie est probablement l’une des plus menacées.

Non seulement à cause du manque de transparence et démocratie dans ce processus de négociation. Mais simplement parce que le libre-échange doit toujours être contrôlé pour protéger l’environnement. Particulièrement  pour informer, protéger et défendre des consommateurs européens. Comme l’a dit Martin Schulz :  » le TTIP ne devrait pas permettre de saper des normes sociales, des règles de protection de données et la protection de l’environnement ».

La Commission Environnement doit être informée du processus en cours et doit bien évidemment en débattre. Il est fondamental de rassembler et d’analyser des données pertinentes sur cette négociation et d’en informer le plus possible les citoyens.

A moyen terme, c’est l’organisation de notre système de justice qui peut être menacé. Si l’arbitrage privé est dominé principalement par l’intérêt des grandes firmes au détriment des Etats, la question se pose de savoir si le Parlement Européen doit soutenir une telle dérive. A ce titre, nous devons rester extrêmement vigilants.

Notamment sur la question de l’harmonisation des normes techniques, sanitaires ou environnementales.

L’accord risque ainsi de remettre en cause ces normes, jugées par les industriels agroalimentaires américains trop contraignantes et coûteuses (interdiction en Europe du bœuf aux hormones et des poulets chlorés, OGM).

On ne peut d’un trait, rayer le principe de précaution et l’agriculture durable. Nous focaliserons notre attention sur les points suivants :

  • OGM
  • hormones de croissances
  • décontamination chimique des viandes
  • pression des compagnies pétrolières sur l’importation de pétrole sale issu des sables bitumineux
  • l’étiquetage sur la provenance et l’origine de la nourriture
  • les normes sanitaires dans la production agricole.

L’intérêt sanitaire et environnemental devra toujours primer sur l’intérêt des marchés ». Les normes ne doivent en aucun cas être affaiblies pour satisfaire les demandes de l’industrie.

Si nous voulons reconnecter les citoyens européens avec l’Europe, nous devons avoir un but: utiliser notre mandat pour remettre le pouvoir dans les mains des citoyens européens et ne pas considérer cette négociation comme un club privé.

I would like to express my interest in representing S&D ENVI in the monitoring group on the Transatlantic Trade and Investment Partnership negotiations (TTIP), which is under the responsibility of INTA. I’m truly convinced that we are now at a crossroad on this fundamental issue. And I’m also convinced that our committee is probably the most impacted committee in this round of negotiation.

Not only because of the lack of transparency and democracy in this process of negotiation. But simply because free trade should always be controlled to protect environment. Especially to inform, protect, and defend European consumers. As said Martin Schulz : « TTIP should not be allowed to undermine social standards, data protection rules and environmental protection ».

The ENVI committee needs to be informed of the on-going process, and I very much applaud the principle of debating in the ENVI Committee. Therefore it is important to collect and analyse relevant data, and sensitizing people to this data. A discussion on that topic is complex and beyond the scope of the ENVI. This is why I consider this Transatlantic Trade and Investment Partnership negotiations so crucial.

Our public system of justice could be threatened in the mid-level term. Clearly, if private arbitration is conducted predominantly by the interest of huge firms, we should consider whether European Parliament wants to encourage it. In the past few years, in the name of the supposed competition policy, public protection has too often given way to private interests. We should be very careful on this.

If we want to reconnect European citizens with Europe, then we should have only one goal: to use our authority to put the power back in the hands of the European citizens, and not considering negotiation as a private club.

That’s why, I am very much focused on this, and I would like to express my interest to represent S&D ENVI in the monitoring group.

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