Guillaume Balas (PS) sur BFM Business « Il faut réinstaurer du clivage entre la gauche et la droite en Europe »

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J’étais l’invité ce samedi 5 juillet de l’émission de Caroline Brun sur BFM Business. Parmi les nombreux sujets abordés, je suis notamment intervenu sur la question des enjeux posés aux nouveaux députés européens et sur le vote du prochain président de la Commission.

« Il faut réinstaurer du clivage entre la gauche et la droite pour montrer nos différences car sinon le choix va se faire entre les eurosceptiques et les pro européens. « 

Retrouvez l’intégralité de mon interview dans les vidéos ci-dessous :

http://www.bfmtv.com/video/bfmbusiness/grand-paris/linvite-politique-guillaume-balas-grand-paris-05-07-1-4-209875/

http://www.bfmtv.com/video/bfmbusiness/grand-paris/linvite-politique-guillaume-balas-grand-paris-05-07-2-4-209871/

Sur la conférence sociale et le dialogue social

« Il y a une rupture dans ce qu’avait évoqué François Hollande comme méthode. Il avait dit que le dialogue social était la base première sur laquelle construire son quinquennat. Je suis inquiet de voir le Premier Ministre faire fi de ce dialogue social sur des éléments importants comme le travail précaire.

Lors de la négociation autour de l’Accord National Interprofessionnel, il y avait eu des contreparties données de part et d’autre, notamment par le MEDEF. Ces contreparties ne sont pas respectées par le MEDEF.

Il y a une volonté patronale aujourd’hui de balancer le dialogue social. Un gouvernement socialiste ne peut pas appuyer ça. »

Sur le chantage du patronat

« Quand les organisations patronales mettent la pression à la veille d’une conférence sociale, on est pas obligé de reculer. »

Sur les « frondeurs » de l’Assemblée Nationale

« Ce qui pose problème notamment aux frondeurs, c’est le projet de loi sur la sécurité sociale. (…)

Sur ce projet de loi, on va combattre et si on n’est pas entendu, alors on ne le votera pas.

On dit que ces frondeurs sont des irresponsables ; ils ont prouvé au contraire une très grande responsabilité en défendant jusqu’au bout ce qui avait été porté par François Hollande lors de la campagne de 2012, c’est-à-dire, défendre les salariés. »

Sur l’aile gauche du Parti Socialiste

« Je trouve aujourd’hui que ceux qu’on appelle la gauche du Parti Socialiste sont les plus grands défenseurs du projet des socialistes en 2012. Nous faisons en sorte de respecter ce qui avait été promis aux électeurs, la stratégie évoquée et le fait de la mettre en place. Nous ne faisons pas autre chose. Nous n’avons pas d’autres réclamations que la cohérence entre le programme, le vote des citoyens et l’application de ce programme.

Nous ne sommes pas mal à l’aise. Nous sommes au contraire de plus en plus entendus.

Nous ne sommes pas les ennemis du gouvernement, ni du Président de la République. Nous voulons au contraire qu’il réussisse mais pour cela, il faut être cohérent et faire en sorte que le programme évoqué en 2012 soit appliqué dans son entièreté, pas seulement dans la partie favorable au patronat ou à la politique de l’offre, mais aussi dans les contreparties qui ont été évoquées. »

Sur le nouveau Parlement européen

« L’arrivée des europhobes au Parlement va nous obliger à faire des choix.

Continuer comme avant à penser qu’il faut simplement une grande coalition gauche-droite pour faire avancer les choses, serait une erreur.

Il faut réinstaurer du clivage entre la gauche et la droite pour montrer nos différences car sinon le choix va se faire entre les eurosceptiques et les pro européens. »

Sur la candidature de Jean-Claude Juncker

« Mais il faut faire très attention : il faut certes des compromis et des discussions. Mais ceux-ci doivent être faits sur la base d’un rapport de force. Et ce rapport de force, il faut l’établir au préalable.

A la délégation socialiste française, nous avons un texte qui a été présenté avec des questions très approfondies posées à M. Juncker pour savoir comment il va se positionner par rapport à notre programme. Et nous voterons ou pas pour M. Juncker en fonction de ses réponses.

Il va être auditionné. Ce sera à lui de nous convaincre. Honnêtement, il a intérêt à être très bon… »

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