L’obsession de l’austérité budgétaire ne peut pas tenir sans étouffer la croissance

Guillaume-ONVPSM

J’étais hier sur le plateau de l’émission d’Itélé « On ne va pas se mentir ».

Au sommaire de ce numéro, j’ai été questionné sur les passations de pouvoir du jour ainsi que sur la situation du Parti Socialiste.

Sur la réaction de Pierre Moscovici lors de la passation qui a déclaré « J’ai souffert », ma réaction a été dure et sans concession. Je ne pense pas aujourd’hui qu’un Ministre, quel qu’il soit, puisse se permettre de qualifier ainsi la fonction et les responsabilités qui lui sont confiées. Les Français nous ont largement signifié ce lundi que s’il y avait souffrance, c’est bien de leurs côtés qu’elle se trouvait.

« Je trouve que l’actualité passe vite et que certains au Parti Socialiste n’ont pas compris que l’on s’est pris une énorme claque dimanche dernier. Ce qui a été dit par les électeurs, c’est qu’une certaine forme d’oligarchie politique, ce n’est plus possible. On ne souffre pas quand on est Ministre de l’Economie ou des Finances. On ne souffre pas quand il y a des gens dans ce pays qui dorment dans des voitures alors qu’ils travaillent. Non, on ne souffre pas car être Ministre, c’est une vie pleine d’intérêt mais aussi pleine de privilèges, au nom de la République, et c’est normal, car c’est une fonction importante. J’aimerais qu’ils se souviennent tous maintenant, que le peuple de France est très en colère et qu’il nous l’a montré. Ça n’épargne pas la gauche aujourd’hui tout comme ça n’a pas épargné la droite hier donc il faut y répondre au lieu d’être dans le people télévisuel qui n’intéresse personne ».

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Sur l’arrivée du duo Sapin-Montebourg, je n’ai pas souhaité revenir sur ce que les journalistes qualifie d’un « cerbère à deux têtes » car je ne pense pas que ce soit les personnes qui fasse

« On confond dans ce pays la production et la finance. Depuis une vingtaine d’années, on considère en France que c’est le désendettement qui créera la croissance ou le développement économique. Or généralement et Renzi est en train d’avoir cette réflexion en Italie, c’est le contraire.

C’est bien la croissance et le développement économique qui crée le désendettement, pas le contraire.
La vraie question qui est posée au fond, c’est « quels choix vont être faits ? ».
Et oui, pour l’instant j’ai des doutes car il y a une différence entre ce que l’on dit pour rassurer l’entourage et notamment Bruxelles et ce que l’on fait.

Ce que j’ai bien entendu, c’est que l’obsession de l’austérité budgétaire ne peut pas tenir sans étouffer la croissance. Et il va falloir assumer ce choix. Moi je vais vous dire, je suis pour l’assumer politiquement. Et de ce point de vue, on verra ce que diront le Premier Ministre et le Ministre de l’Economie quand ils exposeront leur projet politique. »

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Enfin, on m’a interpelé sur les dernières déclarations très critiques d’Henri Emmanuelli qui a notamment appelé à la démission d’Harlem Désir. Pour moi, le problème ne se pose pas en termes de personnes. Néanmoins, sur le fond, je partage entièrement les critiques d’Henri Emmanuelli.

« Les élections municipales ont fracassé ce qui était le cœur nucléaire de ce qu’était le Parti Socialiste depuis les années 70. A partir de ce moment là on ne peut plus raisonner comme avant. Il faut donc reconfigurer le Parti Socialiste pour en faire enfin un grand mouvement qui bouge et qui soit en capacité de rassembler la gauche. Il n’est pas capable de cela aujourd’hui. »

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