Réponse d’Edouard Martin au FN : De l’insulte et des slogans faute de connaître les dossiers lorrains

Photo Mathieu Delmestre
Photo Mathieu Delmestre

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Dans un communiqué à l’AFP, le vice-président du Front National a – une nouvelle fois – fait preuve de « mépris de classes » à mon propos, usé du slogan comme de l’insulte et s’est servi de petites phrases pour cacher sa méconnaissance des dossiers et des hommes.

Il prétend que j’ai « sacrifié le combat mené pour la défense des travailleurs lorrains contre Mittal ». Un combat dans lequel lui-même et les dirigeants de son parti ont brillé par leur absence. Jamais durant les trois ans de conflit, mes camarades et moi n’avons reçu de marques de soutien ou d’intérêt de sa part. Aujourd’hui, je peux dire que le combat mené avec l’ensemble de mes camarades de l’intersyndicale n’a pas été vain : il n’y a eu  aucun licenciement à Florange et Mittal a investi 240 millions d’euros sur le site. Voilà la réalité du terrain, loin des slogans.

Mon « mépris  pour les ouvriers lorrains », toujours selon lui, m’a conduit à passer plusieurs dizaines de nuits sur des piquets de grève, plusieurs centaines de jours loin de mes enfants pour servir des intérêts collectifs que j’estimais plus grands que ma personne. Je ne faisais pas – à Gandrange comme à Florange – des apparitions rapides en descendant d’une voiture ou d’un TGV pour servir une ambition personnelle comme il le fait à Forbach.

Cet individu assure que, moi qui suis adhérent de la CFDT depuis 25 ans, je n’aurai « aucune conviction ». Peut être plus qu’un politicien qui a milité ou apporté son soutien à MM. Pasqua et de Villiers puis à M. Chevènement sans oublier M. Mélenchon avant de rejoindre Mme Le Pen. Pour ma part, mes convictions n’ont pas varié et m’ont toujours permis d’avancer à visage découvert contrairement à lui qui, pendant de longues semaines au printemps 2011, a trompé les médias sur son nom comme ses qualités au moment de rejoindre le FN.

Il dit encore que je vais « à la gamelle »… Parce que je suis titulaire d’un CAP et qu’il est énarque, parce que je suis ouvrier sidérurgiste et lui politicien professionnel, je pourrais être acheté ? Quel mépris ! Si j’ai choisi d’accepter la proposition du Parti Socialiste – alors que contrairement à lui je ne vis pas de la politique et que j’exerce depuis 32 ans le métier de sidérurgiste – c’est parce que mes responsabilités au Comité d’Entreprise Européen d’ArcelorMittal et mes longs mois de combats à Gandrange puis à Florange m’ont fait comprendre que c’est au niveau de l’Union Européenne qu’il faut agir pour développer nos industries et protéger nos travailleurs.

Comment ce personnage, qui prétend défendre les intérêts des ouvriers français, peut dire que cette loi ne sert à rien alors qu’elle leur apporte des nouveaux droits ? En réalité, celui qui affirme défendre le monde ouvrier contre la mondialisation, démontre que – pour lui – les ouvriers ne sont qu’une clientèle à séduire par de beaux slogans et pas des hommes et des familles à défendre face aux spéculateurs.

Enfin, si j’ai rejoint le Parti Socialiste, c’est aussi parce que c’est le seul parti qui ne m’a rien imposé, m’a laissé ma totale liberté de parole. Et ce ne sont pas les intimidations et les agitations d’un membre d’un parti extrême droite qui m’en priveront.

Edouard MARTIN
Candidat aux élections européennes
Tête de liste du Parti Socialiste pour la circonscription Grand Est

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