Non M. Gattaz, la priorité n’est pas aux dividendes mais à l’investissement

Je relaie ici le communiqué de presse d’Un Monde d’Avance en réponse aux déclarations indécentes de Pierre Gattaz qui affirmait hier que les entreprises devaient décider de l’usage qu’elles feront des allègements de cotisations promis dans le cadre du pacte de responsabilité, y compris dans la distribution de dividendes.

Un Monde d’Avance appelle à ce que la question du coût du capital soit pris en compte, notamment dans les contreparties au Pacte de responsabilité.

Communiqué de presse Un Monde d’Avance du 07.03.14

Gattaz

COÛT DU CAPITAL : NON M. GATTAZ, LA PRIORITE N’EST PAS AUX DIVIDENDES MAIS À L’INVESTISSEMENT

« Autour du pacte de responsabilité, je souhaite que la tempérance, la préférence du long terme sur le court terme, la priorité à l’investissement plutôt qu’aux dividendes contribuent à l’amélioration de la compétitivité de l’économie française. »

Benoît Hamon, dans les Echos du 7 mars 2014

A l’instar de la tribune de Benoît Hamon parue aujourd’hui dans les Echos, Un Monde d’Avance soutient l’idée que les choix en matière de politique économique et de compétitivité  doivent aujourd’hui se départir de la seule question du coût du travail, mais doivent également prendre en compte celle liée au coût du capital.

Alors que le MEDEF se capitonne dans son indécence en estimant par la voix de son président M. Gattaz, que c’est aux entreprises de décider de l’usage qu’elles feraient des allègements de cotisations consentis par les français, y compris en les orientant vers la distribution des dividendes, il est nécessaire d’apporter une réponse ferme : Non M. Gattaz, la priorité ne doit pas être donné aux dividendes mais bien à l’investissement. 

En 10 ans, alors qu’en France la part des richesses créées et reversées aux actionnaires sous forme de dividendes augmentait de 50 %, dans le même temps, en Allemagne, celle-ci baissait de 10 %. Comme l’a rappelé Benoît Hamon, « l’exemple allemand notamment a montré que la maîtrise des dividendes d’hier a permis les investissements d’aujourd’hui qui créeront les emplois de demain ».

Un coût du capital trop élevé nuit à la compétitivité de l’économie française. N’ayons aucun tabou : pour notre compétitivité, la modération des actionnaires est nécessaire.

N’en déplaise au MEDEF, la question de la baisse du coût du capital doit être aujourd’hui posée dans les contreparties au Pacte de responsabilité.

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